09/07/2007

Anatomie d'un 4 Juillet aux USA.

Baaaaaawaaaaaaaaaaah !

Les yeux qui collent, la bouche pâteuse. Interrogation du chrono :
"Au 3ème top il sera exactement 12h27 et 46 secondes..."

Ca va, j'ai encore tout mon temps... La présence d'un oreiller sous ma tête, d'un draps sur le reste est un pur plaisir, qui ne se savoure pleinement qu'à des heures indues telle que celle où mon organisme a décidé de se réveiller, dans la pleine magnificence d'un soleil au sommet de sa forme et de la beauté souveraine du chant des insectes et oiseaux qui...
Merde...

La parade de l'Independence Day devait avoir lieu à 11h à D.C. Il me reste approximativement -2 heures pour me préparer, c'est gérable. Une petite voix au fond de mon cerveau s'insurge :
"Mais t'es complètement con ou quoi? Depuis quand tu peux remonter le temps?"
Ah uai, pas bête...

Devant la logique froide et imparable de ce neurone, le cervelet ordonne à mon corps de se lever, et d'aller prendre le pti déj devant les dessins animés de Cartoon Network.
Première bonne nouvelle : je ne suis pas le dernier levé. Deuxième : j'arrive à me déplacer un bol de céréales plein à craquer depuis la cuisine jusqu'au salon sans en faire tomber une seule.
Estomac plein, le cerveau sort de la veille et commence à piocher dans l'énergie fraîchement acquise. Morfalle, va !
Je me pose devant le pc, je glande jusqu'à ce qu'on m'annonce le visionnage d'un film dans le salon.
Quelques dizaines de minutes plus tard, je reviens squatter sur le pc. Je me rappelle vaguement que la présente date est la fête nationale américaine, mais ça ne m'émeut guère : la question qui me trotte dans la tête est plutôt de savoir si l'on reste à l'UMD, ou si l'on bouge à D.C. Mon cerveau s'étant plus ou moins adapté au mode de pensée américain, la décision est simple et logique : UMD = moins loin = effort physique moindre = conservation maximale de la masse adipeuse = américain.
Je passe sous silence l'après-midi qui n'a consisté qu'en un visionnage continu d'animes, pendant que la pluie laissait présager une annulation du feu d'artifice.
20h30 : réveil général ! On se décide enfin à bouger... Il était temps, les fibres synthétiques de mon fauteuil de bureau commençaient à s'incruster dans mon fessier.
Trajet habituel dans la nature, puis on passe par les routes de l'université pour rejoindre la zone de lancement du feu d'artifice. 2 ou 3 voitures s'arrêtent pour nous demander des indications sur ladite zone. Au début ça flatte...
Yeah ! T'as vu ça, les gens nous prennent pour des américains ! On n'a pas des tronches de touriste !

Puis on se pose des questions...
Faudrait peut-être que je perde du poids?

M'enfin, on arrive dans la Zone. Oui, ce n'est plus la zone, mais la Zone. Toute la ville de College Park s'est donnée rendez-vous ici ! Les gens sont assis un peu partout, sur le toit de leurs voitures, dans les coffres, sur des sièges de camping, ... Impressionnant...
Première décision avant de se poser : manger ! Direction les stands pour bouffer un burger ! Après la queue vient l'attente : les steaks avaient pas fini de cuir. Pendant ce temps là, les frites, ultra-salées, mais ultra-bonnes sont ingérées pour calmer la faim. Celles-ci étaient vraiment faites avec des patates ! Yavait toujours la peau sur les frites ! Ou alors c'est que les ingénieurs américains ont encore frappé... Salauds !
Le hamburger arrive dans sa plus simple expression : un steak accompagné par 2 moitiés de pain... Ah bah uai, se sont pas foulés sur la garniture... Tant pis, on mord ! Ah bah putain ! C'est le meilleur burger que j'ai jamais acheté, dommage qu'il était si "pauvre". Le steak haché cuit au barbecue a quand même une saveur à part...
Pas le temps de finir, un coup de tonnerre retentit, accompagné d'un éblouissement total. Yeaaaaaah ! Le feu d'artifice !
Dans ma tête se chevauchent les photographies d'évènements tels que celui ci : je sors l'appareil, et je mitraille... A la maison, je comprendrai rapidement que c'était une grossière erreur de faire confiance au mode "Feu d'Artifice" du PowerShot, qui recquiert tout de même une immobilité à peu près viable du photographe... Enfin je pense que certains cliché pourraient avoir leur place dans des laboratoires de biologistes, entre les photos des oursins et des méduses... Vous en avez un échantillon dans le présent article.
3/4 d'heure plus tard, le spectacle touche à sa fin, bien que quelques fusées soit tirées toutes les minutes comme pour dire :
Mais nan, restez, ils nous en reste plein !

Mais bon, on est venu, on a vu, on a mangu, on est repartu !
Ouais, bah au final, on n'a pas vraiment profité de cette journée. Enfin si, c'était une occasion de ne pas aller bosser, ce qu'en gros crevards que nous sommes, nous avons parfaitement apprécié !
Le vrai challenge arrive, le 14... Ambassade, champagne, petits fours... Raaaaaaaaaah ! Vive la France, je vous ferais un compte-rendu en temps et en heure !

Article écrit sur fond de Daft Punk...

06/07/2007

La musique est un cri qui vient de l'intérieur...

Aujourd'hui je tiens a remercier quelqu'un sans qui je ne serais rien, quelqu'un qui a toujours été présent à mes côtés, qui m'a toujours soutenu dans les moments les plus durs de ma vie...
Cette personne s'appelle la Musique. Oui, j'avoue, vous ne vous attendiez guère à cette allégorie, mais à quelque chose de plus "famillial". Bah non, no, nein, niet, iie ! Ce blog est un prétexte pour dire des bêtises, et on ne raconte pas de bêtises sur la famille !
Bref, s'il existe une activité à laquelle je m'adonne à fond tout au long de la journée (qui a dit "bosser" ? Toi ? Tu sors.), c'est bien celle là. En clair, une journée de stage commence par le branchement de mes oreillettes au pc, et se termine par le débranchement de ceux-ci.
- "Mais qu'écoute-t-il ?"

demanderiez-vous, et à cela je vous répondrais :
- "De la musique !"
- "Nan ??? Sérieux ? Tu déconnes ?"
- "Si !"

Plus précisément, je suis branché sur des webradios, 3 pour être précis.
La première est désormais un attachement sentimental de longue date : c'est en effet la première webradio que j'ai connu, il y a approximativement 6 ans de cela désormais. J'ai nommé ChroniX Aggression.
- "Rooooh ! Ce nom fait montre d'une aggressivité et d'une vulgarité hors norme... Les jeunes ne respectent plus rien ! Tout se perd ma bonne dame..."

Bwahahaha ! Bah uai, forcément ! C'est une radio de métalleux, spa le pays des Bisounours !
Bon, tout ne me plaît pas, bien évidemment, puisque la radio reste assez généraliste dans ce style. En clair, ca va du Nu-Metal au Death Metal en passant par l'Indus...
- "Gnééé ? Il m'a insulté là ? Nan mais je rêve, l'aut' là zyva, bouffon comment qu'il attente à ma mère !"

Bon, pour le kéké qui a rien compris :
Nu-Metal, ma zik à moi, ca ressemble en gros à un groupe d'adolescent de 30ans, fringués comme des skaters, qui mélangent allègrement les styles tels que le Hip-Hop et le Heavy-Metal emblématique des années 80. Le groupe le plus connu représentant le genre est sans doute Linkin Park, que tout le monde connaît (comment ça, "non" ?), bien qu'il n'en soit pas le plus emblématique. Lorsqu'à la radio passent des groupes tels que Rammstein, KoRn ou System of a down, mes yeux pétillent de joie !
Death-Metal, pas ma zik à moi, ca ressemble à un groupe de vieux de 30 ans, ils ont tous les cheveux longs pour cacher leurs boutons d'acné et leurs dents pourries, et le chanteur hurle d'une voie suraigüe, pensant que le micro est débranché. Bon, en général les guitaristes assurent, sinon ca serait vraiment naze, et pondent de superbes riffs de guitare, mais bon, ça s'arrête là ! :D Lorsque ça passe à la radio, mon corps est pris de convulsion et je m'écroule sur le sol en bavant...
Pour les curieux ou les fous : http://www.chronixradio.com/

La deuxième est une webradio que j'écoute depuis un peu plus d'un an désormais, faites place à Bassdrive.
Bon alors là, on change radicalement de style, puisqu'il s'agit ici de Drum n Bass.
- "Gnééé ? Il m'a insulté là ? Nan mais je rêve, l'aut' là zyva, bouffon comment qu'il attente à ma mère !"
- "Nan mais c'est bon là, tu vas pas nous refaire le coup à chaque fois ! Tiens, prends ça dans ta gueule."
"Baf"
J'en étais où déjà? Ah oui, le Drum and Bass. Bon, je vous donne les ingrédients :
  • Une batterie (rythme inhumain),
  • Des échantillons d'un peu n'importe quoi (Reggae, Metal, Rap, Jazz, ... en mélange et quantité souhaitée),
  • Des échantillons de chant (en fonction des goûts).
Et la recette :
  • Mélangez les ingrédients,
  • Agitez le tout,
  • Servez immédiatement.
Je me souviendrais toujours de cette parole du frère d'un pote :
"Tu verras, quand tu te mettras à coder (Ndla : programmer), tu ne pourras écouter que ça (Ndla : de la Trance)..."

Bon, je n'aime vraiment pas la Trance, mais les musique électroniques ont cet avantage de ne pas nécessiter d'influx nerveux conséquent, et par conséquent de laisser un maximum de ressources cérébrales afin de procéder à d'autres tâches, tout en stimulant l'activité cérébrale grâce au rythme inhumain de la batterie. Bref, c'est de la musique qui augmente la productivité d'une quantité environ égale à l'ingestion de 2 tasses de café par heure, les effets secondaires en moins, hormis quelques petits sursauts d'excitation sans grande conséquence...
"Tu me cherches ? Tu me cherches ? Tu me cherches? Attends, je vais te péter ta gueule !"

C'est en général à ce moment que je me lève, et que, faute d'une longueur de cable suffisante, mes écouteur se débranchent, faisant cesser cet état second, fort heureusement pour ma vie sociale...
Pour ceux qui sont curieux, ou qui sont fatigués, ou qui en ont marre que je catégorise les gens sans raison : http://www.bassdrive.com/

Et pour finir, last but not least, la petite dernière, DeepMix. Je l'ai découverte il y a une semaine. Alors ici, ceux qui ont survécu aux appellations techniques usitée au long de cet article, je les achève : c'est de la Minimal Techno...
Nan, attendez, partez pas ! En fait, c'est très simple à comprendre, c'est de la musique électronique zen, vachement appaisante et je... Rrrr Zzzz... (http://www.deepmix.ru/)

Et voilà que se clôture cet article, qui, comme ceux qui ne se sont pas perdus ou ont fait demi-tour en chemin auront compris, n'est qu'un article de meublage.
Oui, je vous prépare des articles sur les USA, j'en ai un beau en prévision, mais il me faut des photoooos ! En attendant, vous avez eu quelque chose à vous mettre sous la dent !

Et n'oublie pas jeune padawan, que tu sois plutôt Metal, Drum n Bass, Jazz, Reggae, Pop-Rock, Classique, ou que sais-je encore, écoute de la musique ! C'est bon pour ta tête.
"La vie sans musique n'est qu'une erreur"
Friedrich NIETZSCHE

20/06/2007

Welcome to America : le Director's cut !

Attention les enfants : accrochez vos yeux ! Ici, pas d'image, juste du bla-bla...
Bon, comme vous le savez, mon stage : c'est de la merde ! Mais la merde, on peut en trouver ailleurs... Comme avec la proprio par exemple...
Bon, la proprio elle est très gentille quand on lui parle, ça c'est sur. Mais ensuite elle ne parle pas de tout.
Par exemple, elle n'avait pas parlé du fait qu'un locataire serait présent pendant 10 jours dans la chambre que j'étais sensé occupé.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle aussi resterait 10 jours.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle reviendrait 10 jours courant juillet, pour une fête familiale.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'une de ses filles pourrait venir pour ladite fête et qu'auquel cas il faudra que je lui cède ma chambre.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'une autre de ses filles, qui habite en face, avait l'habitude de rentrer dans cette maison comme dans un moulin, avec son monstre de fille (approximativement 3 ans, 1,50m, 60kg, QI de crevette mayonnaise) qui pratique couramment le piano joué aux poings, ce qui surprend légèrement la première fois, puis irrite fortement dans les secondes qui suivent...
Par exemple, elle n'a pas dit qu'un chicano "carpenter" (travaillant au noir, on en est quasi sur) que nous avons affectueusement surnommé Bob (les autres pensaient au bricoleur, moi à l'éponge, allez savoir pourquoi), allait passer la même période sus-citée à "réparer" quelques bricoles. Ce qu'il a fait, on aurait pu le faire, plus rapidement, et mieux. De plus, l'individu en question, après le départ de la proprio, possédait toujours un double de clé et venait récupérer ses affaires au fil des jours...
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle nous ferait payer internet.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle nous jetait de la maison 1 jour plus tôt que ce qui était annoncé par mail.
Par exemple, elle n'a pas dit que...

On va s'arrêter là, non?

Au final, on a gardé la maison, on doit sans doute être con, ou masoschiste, ou les deux...

Le stage

Toutes les informations présentes dans ce document sont strictements vraies, et aucune menace ni intimidation n'a été éxercée sur moi... Merci de votre compréhension et confiance.
Le stage dans ses grandes lignes :
  • le labo est très confortable, la vue magnifique et les PC sont des machines dernière génération,
"Le labo est une salle miteuse faisant office de dépotoir à antiquités informatiques dont aucun musée ne voudrait, il n'y a pas de fenêtre, et ma machine essaie de ne pas suffoquer sous la poussière. Lancer 2 logiciels à la fois est une opération risquée provoquant des ralentissements tels que mon café dégueulasse a le temps de refroidir..."
  • les gens sont sympathiques et chaleureux, toujours accueillants et bienveillant,
"Les Américains du labo sont arrivé le premier jour, nous sont passé devant sans dire bonjour, et sans se présenter, afin de vaquer à leurs tâches habituelles... Bref, ce qu'en France on appelle un "connard". Le schéma va se répéter durant la semaine..."
  • mon sujet reflète parfaitement mes envies et s'inscrit directement dans mon parcours professionnel.
"J'ai un sujet de stage pourri, consistant à fouiller des publications de chercheurs afin de faire un état de l'art des techniques de corrélation d'alertes d'IDS de ces dernières années... Vous n'avez pas compris? Ca tombe bien, moi non plus."
Bref, ce stage est une aubaine pour moi, et je ne regrette pas d'avoir accepté l'offre de mon maître de stage.
"Laissez moi rentrer en France, je vous en supplie..."

Ah!? C'est bon, il est parti, je peux parler librement...
Le pire, c'est que je n'exagère pas du tout... Sérieusement, tout ce que je dis est vrai ! Bon, il y a quand même quelques bons côtés : si les Américains ne sont guère sympathiques, les Français du labo, eux, le sont.
L'Universite en elle même est un pur bijou d'architecture ancienne américaine, et vaut à elle seule une visite du campus à titre touristique... Certains bâtiments mêlent avec succès styles ancien et moderne.
Le campus en lui même est boisé, le chemin pour y aller l'est aussi et de plus est riche d'une faune assez peu courante en France (bientôt un article détaillé à ce sujet).
Bref, tout n'est pas noir dans ce tableau, mais gris foncé, voire marron.
Enfin quand même, ca commence pas terrible pour un stage de 3 mois...


P.S. : pour ceux qui ont du mal à lire mes messages subliminaux, quelques solutions s'offrent à vous. Tout d'abord, vous pouvez procéder à un magique appui sur la touche [ctrl] puis à un défilement de la molette de la souris, ce qui permet de zoomer le texte de la page. Pour les incapables qui n'ont pas de molettes à leur souris (bouuuuuh !), vous pouvez copier le texte et le coller dans n'importe quelle zone de texte (éditeur de texte, traitement de texte, zone de saisie de page web, ...). Pour les autres, vous pouvez demander à quelqu'un qui réussit une des méthodes sus-citées.

Un jour de repos nécessaire

Gneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee? Que pasa?

Réveil matin, 12 heures, j'me réveille comme une fleur... Petit dej découverte : le beurre de cahuète donne une vague idée de la texture de la merde pour un goût rapidement écoeurant, le lait est composé à 98% d'eau et le reste de sel, de colorant et de la semence de l'éleveur, et les céréales... sont commes en France, ouf !
Le maître de stage, voyant nos mines le jour précédent, a eu la très sage idée de nous accorder un jour de repos... Raaaaaah lovely ! Réunion au sommet, prise de décision : ballade-découverte-courses.
Yeaaaaah ! C'est parti mon Kiki.
Départ de la maison, mise en application des explications données la veille pour se diriger vers une des zones commerçantes.
Premier constat : les USA sont boisés, très boisés même. En même temps, avec un territoire de cette taille, faudrait vraiment être con pour tout déboiser ! Bref, ça ne fait que confirmer mon impression acquise la veille sur la route : nos 4 voies ne sont pas très joyeuses en comparaison. Bon, ensuite, c'est sur que nous on pollue moins !
Je reprend donc, c'est vert, ça fait piou-piou, tss-tss de tous les côtés, et c'est vraiment très agréable... Oui, cher lecteur, tu ne te trompes pas, je ne caresse pas l'ennemi dans le sens du poil sans vouloir lui assener un coup de pioche dans l'os occipital... Il y a donc un "mais"... Mais putain ! Qu'est-ce qu'il fait chaud, bordel !
On passe à côté du terrain de golf de l'UMD, puis viennent les marais, où subsistent quelques traces d'une tempête...
Ces marais sont l'occasion de découvrir des créatures étranges, premiers animaux d'une longue liste que nous allons voir au cours de ces 3 mois. En digne héritier de Darwin, je classifie cette animal dans la catégorie des libellules, et lui donne le doux nom latin de bestiolus marecagus. Vous remarquerez au passage le bouillonement du potage en arrière plan, signe d'une flore et d'une faune au delà de mes espérances.
Le chemin continue, et nous mène finalement à notre objectif : la zone... Après une traversée de route périlleuse, nous pouvons enfin procéder à nos emplettes.
Le retour se fait par la route justement, avec tous les nouveaux risques que cela comporte : la voiture américaine est un animal puissant et rapide guidé par un "cerveau" nerveux. Face à cette nouvelle menace, le trottoir anorexique donne une vague idée de la vision qu'a Indiana Jones lorsqu'il traverse le pont suspendu au dessus d'un fleuve infesté de crocodiles et autres saloperies aquatiques peu fréquentables...
Bon, au final, avec les voitures qui arrivent dans le dos, c'est moins impressionant. Et au moins, à la vitesse à laquelle ils vont, on est sur d'être tué sur le coup sans le savoir si un imbécile perd le contrôle. On découvre aussi la joie de la cuisson "à point" lors du passage d'un bus climatisé, puisque les ingénieurs américains ont eu l'idée prodigieuse de placer l'évacuation de la clim' côté trottoir. Sans doute pour punir les malheureux piétons de ne pas avoir les moyens de prendre le bus...
Au passage je tiens à signaler une autre merveille issue des cerveaux des ingénieurs de ce beau pays : le réseau électrique. Les Belges se plaignent souvent de la difficulté de déployer un réseau électrique enterré, du fait de la difficulté d'enterrer les poteaux, mais les Américains ne sont pas mieux : des dizaines de poteaux en bois goudronnés arborrent les abords des routes, dans un enchevêtrement de cables laissant rêveur... Pas étonnant que l'électricité soit la première chose manquante en cas de tempête...
La fin du trajet se fait sans encombre, et la fin de la journée ne mérite pas d'être racontée, quand bien même vous êtes curieux de savoir comment se déroule la vie d'une larve.