20/06/2007

Welcome to America : le Director's cut !

Attention les enfants : accrochez vos yeux ! Ici, pas d'image, juste du bla-bla...
Bon, comme vous le savez, mon stage : c'est de la merde ! Mais la merde, on peut en trouver ailleurs... Comme avec la proprio par exemple...
Bon, la proprio elle est très gentille quand on lui parle, ça c'est sur. Mais ensuite elle ne parle pas de tout.
Par exemple, elle n'avait pas parlé du fait qu'un locataire serait présent pendant 10 jours dans la chambre que j'étais sensé occupé.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle aussi resterait 10 jours.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle reviendrait 10 jours courant juillet, pour une fête familiale.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'une de ses filles pourrait venir pour ladite fête et qu'auquel cas il faudra que je lui cède ma chambre.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'une autre de ses filles, qui habite en face, avait l'habitude de rentrer dans cette maison comme dans un moulin, avec son monstre de fille (approximativement 3 ans, 1,50m, 60kg, QI de crevette mayonnaise) qui pratique couramment le piano joué aux poings, ce qui surprend légèrement la première fois, puis irrite fortement dans les secondes qui suivent...
Par exemple, elle n'a pas dit qu'un chicano "carpenter" (travaillant au noir, on en est quasi sur) que nous avons affectueusement surnommé Bob (les autres pensaient au bricoleur, moi à l'éponge, allez savoir pourquoi), allait passer la même période sus-citée à "réparer" quelques bricoles. Ce qu'il a fait, on aurait pu le faire, plus rapidement, et mieux. De plus, l'individu en question, après le départ de la proprio, possédait toujours un double de clé et venait récupérer ses affaires au fil des jours...
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle nous ferait payer internet.
Par exemple, elle n'a pas dit qu'elle nous jetait de la maison 1 jour plus tôt que ce qui était annoncé par mail.
Par exemple, elle n'a pas dit que...

On va s'arrêter là, non?

Au final, on a gardé la maison, on doit sans doute être con, ou masoschiste, ou les deux...

Le stage

Toutes les informations présentes dans ce document sont strictements vraies, et aucune menace ni intimidation n'a été éxercée sur moi... Merci de votre compréhension et confiance.
Le stage dans ses grandes lignes :
  • le labo est très confortable, la vue magnifique et les PC sont des machines dernière génération,
"Le labo est une salle miteuse faisant office de dépotoir à antiquités informatiques dont aucun musée ne voudrait, il n'y a pas de fenêtre, et ma machine essaie de ne pas suffoquer sous la poussière. Lancer 2 logiciels à la fois est une opération risquée provoquant des ralentissements tels que mon café dégueulasse a le temps de refroidir..."
  • les gens sont sympathiques et chaleureux, toujours accueillants et bienveillant,
"Les Américains du labo sont arrivé le premier jour, nous sont passé devant sans dire bonjour, et sans se présenter, afin de vaquer à leurs tâches habituelles... Bref, ce qu'en France on appelle un "connard". Le schéma va se répéter durant la semaine..."
  • mon sujet reflète parfaitement mes envies et s'inscrit directement dans mon parcours professionnel.
"J'ai un sujet de stage pourri, consistant à fouiller des publications de chercheurs afin de faire un état de l'art des techniques de corrélation d'alertes d'IDS de ces dernières années... Vous n'avez pas compris? Ca tombe bien, moi non plus."
Bref, ce stage est une aubaine pour moi, et je ne regrette pas d'avoir accepté l'offre de mon maître de stage.
"Laissez moi rentrer en France, je vous en supplie..."

Ah!? C'est bon, il est parti, je peux parler librement...
Le pire, c'est que je n'exagère pas du tout... Sérieusement, tout ce que je dis est vrai ! Bon, il y a quand même quelques bons côtés : si les Américains ne sont guère sympathiques, les Français du labo, eux, le sont.
L'Universite en elle même est un pur bijou d'architecture ancienne américaine, et vaut à elle seule une visite du campus à titre touristique... Certains bâtiments mêlent avec succès styles ancien et moderne.
Le campus en lui même est boisé, le chemin pour y aller l'est aussi et de plus est riche d'une faune assez peu courante en France (bientôt un article détaillé à ce sujet).
Bref, tout n'est pas noir dans ce tableau, mais gris foncé, voire marron.
Enfin quand même, ca commence pas terrible pour un stage de 3 mois...


P.S. : pour ceux qui ont du mal à lire mes messages subliminaux, quelques solutions s'offrent à vous. Tout d'abord, vous pouvez procéder à un magique appui sur la touche [ctrl] puis à un défilement de la molette de la souris, ce qui permet de zoomer le texte de la page. Pour les incapables qui n'ont pas de molettes à leur souris (bouuuuuh !), vous pouvez copier le texte et le coller dans n'importe quelle zone de texte (éditeur de texte, traitement de texte, zone de saisie de page web, ...). Pour les autres, vous pouvez demander à quelqu'un qui réussit une des méthodes sus-citées.

Un jour de repos nécessaire

Gneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee? Que pasa?

Réveil matin, 12 heures, j'me réveille comme une fleur... Petit dej découverte : le beurre de cahuète donne une vague idée de la texture de la merde pour un goût rapidement écoeurant, le lait est composé à 98% d'eau et le reste de sel, de colorant et de la semence de l'éleveur, et les céréales... sont commes en France, ouf !
Le maître de stage, voyant nos mines le jour précédent, a eu la très sage idée de nous accorder un jour de repos... Raaaaaah lovely ! Réunion au sommet, prise de décision : ballade-découverte-courses.
Yeaaaaah ! C'est parti mon Kiki.
Départ de la maison, mise en application des explications données la veille pour se diriger vers une des zones commerçantes.
Premier constat : les USA sont boisés, très boisés même. En même temps, avec un territoire de cette taille, faudrait vraiment être con pour tout déboiser ! Bref, ça ne fait que confirmer mon impression acquise la veille sur la route : nos 4 voies ne sont pas très joyeuses en comparaison. Bon, ensuite, c'est sur que nous on pollue moins !
Je reprend donc, c'est vert, ça fait piou-piou, tss-tss de tous les côtés, et c'est vraiment très agréable... Oui, cher lecteur, tu ne te trompes pas, je ne caresse pas l'ennemi dans le sens du poil sans vouloir lui assener un coup de pioche dans l'os occipital... Il y a donc un "mais"... Mais putain ! Qu'est-ce qu'il fait chaud, bordel !
On passe à côté du terrain de golf de l'UMD, puis viennent les marais, où subsistent quelques traces d'une tempête...
Ces marais sont l'occasion de découvrir des créatures étranges, premiers animaux d'une longue liste que nous allons voir au cours de ces 3 mois. En digne héritier de Darwin, je classifie cette animal dans la catégorie des libellules, et lui donne le doux nom latin de bestiolus marecagus. Vous remarquerez au passage le bouillonement du potage en arrière plan, signe d'une flore et d'une faune au delà de mes espérances.
Le chemin continue, et nous mène finalement à notre objectif : la zone... Après une traversée de route périlleuse, nous pouvons enfin procéder à nos emplettes.
Le retour se fait par la route justement, avec tous les nouveaux risques que cela comporte : la voiture américaine est un animal puissant et rapide guidé par un "cerveau" nerveux. Face à cette nouvelle menace, le trottoir anorexique donne une vague idée de la vision qu'a Indiana Jones lorsqu'il traverse le pont suspendu au dessus d'un fleuve infesté de crocodiles et autres saloperies aquatiques peu fréquentables...
Bon, au final, avec les voitures qui arrivent dans le dos, c'est moins impressionant. Et au moins, à la vitesse à laquelle ils vont, on est sur d'être tué sur le coup sans le savoir si un imbécile perd le contrôle. On découvre aussi la joie de la cuisson "à point" lors du passage d'un bus climatisé, puisque les ingénieurs américains ont eu l'idée prodigieuse de placer l'évacuation de la clim' côté trottoir. Sans doute pour punir les malheureux piétons de ne pas avoir les moyens de prendre le bus...
Au passage je tiens à signaler une autre merveille issue des cerveaux des ingénieurs de ce beau pays : le réseau électrique. Les Belges se plaignent souvent de la difficulté de déployer un réseau électrique enterré, du fait de la difficulté d'enterrer les poteaux, mais les Américains ne sont pas mieux : des dizaines de poteaux en bois goudronnés arborrent les abords des routes, dans un enchevêtrement de cables laissant rêveur... Pas étonnant que l'électricité soit la première chose manquante en cas de tempête...
La fin du trajet se fait sans encombre, et la fin de la journée ne mérite pas d'être racontée, quand bien même vous êtes curieux de savoir comment se déroule la vie d'une larve.

14/06/2007

Welcome to America

C'est parti mon kiki !

Direction la maison. Une fois que l'on sera sur d'avoir un logement, le moral augmentera sensiblement. Un des colocataires Français, présent depuis le samedi nous attend sur place, et nous sommes quelque peu soulagés de voir qu'il n'a pas eu de problème sur place sans aucune nouvelle de notre part. Bon, première nouvelle : il a dormi, lui. La proprio a l'air sympa, et les choses sérieuses font commencer. Premier réflexe : demander accès au net afin de pouvoir -enfin- contacter la France. Raaaaaaah ! Technologie, que je t'aime...
Petit tour du proprietaire : la maison est 'acrément sympa, dans un pur style américain : clim', frigo américain (étonnant, non?), cable, internet, ... Mais bon, rien n'est toujours tout rose : il y a 2 personnes presentes dans la maison. La 1ère est la proprio, qui reste 10 jours, afin de procéder à quelques rénovations de la maison. La 2ème est un locataire qui reste là pour encore 10 jours. Bref, 2 choses non prévues au programme. Et meeeeeeeeeeeeerde !
La chambre que j'étais sensé occupée l'étant déjà, je me retrouve exilé au sous-sol, près de la centrale de climatisation. 10 jours, je vais pas en mourir... Après avoir entendu ladite centrale, profité de la fenêtre avec vue dans la cabane, et resenti la température de cette partie de la maison, je commence à sérieusement me remettre en question...
La faim se fait sentir, après avoir déposé les sacs, direction le "resto" le plus proche, j'ai nommé : le Burger King !
Petite marche, sur le "trottoir" en bordure du boulevard... Ya des voitures, ça c'est sur ! Mon impression se confirme : les petits modèles sont inexistants. La voiture standard est la grande berline, mais les pick-up et autres 4x4 paradent aussi sur les routes... Bon, ya un proverbe qui dit
"Quand on a une petite queue, il vaut mieux avoir une grosse voiture"

Sur ce, je vous laisse méditer.
Le Burger King pointe son nez. Menu "par défaut" commandé, découverte du système de "boisson à volonté", le 1er "vrai" repas peut commencer...
Bon, le burger est plus grand que ceux que l'on trouve couramment en France, mais plutôt plat. Il passe bien, les frites aussi, je préfère boire de l'eau pour limiter la casse.
Faim appaisée, la prochaine étape peut avoir lieu : notre pilote va nous emmener faire quelques petites courses.
Direction Target, pour acheter quelques trucs pratiques manquants, tels que les draps ou les oreillers. Bon en fait, Target est un magasin en pleine puberté, qui s'assume très mal et qui ne sait pas vraiment ce qu'il vend. En fait, il vend tout ce qui est vendable, sauf les produits frais. Passage express par le Radioshack afin de m'acheter un adaptateur France->USA.
Puis direction Shoppers, pour la bouffe. Alors là, les ennuis commencent... C'est quoi de pays de fous?
Non, vous ne rêvez pas : ce sont des patisseries fluos. Bon, on comprend vite le système : plus on prend, moins c'est cher. Les packs économico-familiaux-gargantuesques sont foisons. Les fruits et légumes sont étranges : les bananes semblent avoir eu une croissance accélérée dans un hôtel de luxe, tandis que les tomates ont l'air d'avoir passé la frontière il y a quelques semaines avec un transit de Mexicains... Je ne parle même pas des pommes qui ont une apparence de plastique.
Bref, un plein de courses hasardeux à souhait, entre valeurs sures (céréales pour le petit déj, même là ils en font des fluos) et aliments cobayes (c'est nous les cobayes, pas les aliments).
Retour à la maison, on range tout, et... Je ne tiens pas longtemps.
Après avoir fait 2-3 trucs sur le pc, constaté le décès de mon portable, je vais m'allonger sur le lit. Finalement je ne me léverai pas avant le lendemain... Bon, vous avez compris : fin de l'article ! Circulez, ya plus rien à voir !

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Un voyage mouvementé [Ep. 2]

Ou en étais-je? Ah oui, on vient de se poser à PHL. Il est minuit heure locale, c'est parti mon kiki !

Tête dans le cul, démarche de zombie, le fait d'être sur le sol américain ne nous émeut guère. Immigration (trouffion d'une amabilité proportionnelle à celle du cafard commun à la recherche d'un endroit où faire ses besoins), récupération des bagages (tu crois vraiment qu'en te mettant devant le tapis ton bagage arrivera plus vite? Pov' cons !), don du formulaire précédemment rempli dans l'avion... Voilà pour les préliminaires, on peut désormais passer aux choses sérieuses.
Allez, on va pas chippoter : 3 heures de pure folie dans un aéroport contribuant à la lutte contre le chômage aux USA. Ah bah forcément, 2 incompétents au guichet, dont une qui va s'occuper de 3 vieilles pendant plus d'une heure, ca aide vachement la 20aine de personne qui ont raté leur correspondance !
Le portable ne marche pas, à mon grand regret. Meeeeeeeeeeeeeerde ! Ca va s'inquiéter en France...
Un mec porteur d'une chemise AMD entame la causette avec nous, mais bon, parler à des ours lobotomisés n'étant pas particulièrement gratifiant, la conversation ne s'éternise pas.
La délivrance arrive enfin lorsque la main d'oeuvre arrive en force. 5 employées en plus, ca aide un tout petit peu.
On y gagne quoi finalement? 1 vol à 7h45 le lendemain. Ah bah non, on est déjà le lendemain... 2 tickets repas d'une valeur de $15 chaque pour tous les 3, pour pouvoir manger le lendemain, en dédommagement de l'attente. Et une nuit d'hôtel potentiellement facturée... Waaak??? On doit payer pour dormir 3 heures dans un hôtel tout pourri se trouvant dans le 2ème aéroport de PHL guère proche d'ici?? Regards entre nous à faire pleurer n'importe quel représentant de MSF, et détermination primale... On va dormir à la rache !
On décide de se diriger vers le terminal indiqué sur le billet afin d'être plus proche lorsque le moment sera venu d'embarquer. Alors que nous étions en train de nous perdre, nous retombons sur le bonhomme AMD qui connaît vaguement mieux le coin que nous. Vaguement, oui, parce qu'au final on est obligée de demander à une vigile noire-américaine à l'accent rendant incompréhensible tout dialogue avec un individu dans notre état... Merci M. AMD.
Le terminal se trouve être à 1Km de là (évaluation mentale de la part d'un gars pas plus frais qu'après une soirée un peu arrosée) : heureusement qu'on a piqué un chariot à bagages !
L'entrée du terminal est gardée par un groupe d'individus dont le degré d'ébriété est évaluable à l'oeil nu comme étant fortement élevé, dont la présente activité est de faire mumuse avec les chariots autour d'une voiture... Détour prudent afin d'emprunter une autre porte...
A l'intérieur, ca n'est guère mieux, les individus semblent étranges. Nous allons nous réfugier à l'étage, dans le long couloir reliant les terminals, non loin d'un clochard qui sommeille.
L'aéroport fait vraisemblablement un effort afin de cultiver la population locale au moyen d'une exposition très intéressante sur l'évolution des drapeaux américains. Alors pour les Français incultes que vous êtes, je résume au moyen d'un brin de pseudo-code tout pourri :

Inclure fonction Affichage;

Drapeau = nouveau Drapeau();
Pour i allant de 1 à 50
Nombre_d_étoiles = i;
Afficher(Drapeau(i));
Fin Pour;

Et pour les non-geeks : chaque nouveau drapeau possède une étoile de plus que le précédent... Je n'ai même pas eu envie de gâcher le précieux espace de stockage de mon APN afin de photographier quelques échantillons.
Sommeil? Oui. Dormir? Non. J'ai du réussir à dormir 10 minutes, pensant dormir au moins 2heures.
Dégouté de voir à quelle vitesse s'écoule le temps, je fais le choix de ne pas dormir du tout. Pour les fans de jeu de rôle :

Tiling !
Vous venez de passer un niveau. Vous êtes désormais zombie niveau 2 !
Vous disposez désormais de la faculté "Automotion" vous permettant de vous déplacer sans aucun influx nerveux.
Vous disposez désormais de la faculté "Phobie" permettant de faire fuir les gens d'un simple regard.
Vous disposez désormais de la faculté "Haleine putride" permettant de faire fuir les gens insensibles à la faculté "Phobie".
Vous obtenez "Billet de $5" afin de téléphoner en France.

La machine à faire de la monnaie ne marche pas... Saloperie ! Je vais faire de la monnaie dans un distributeur de cochonneries : et un Snickers à $1, un ! Je passe 10 minutes à essayer de combiner tous les codes possibles afin de téléphoner en France : sans effet. Saloperie ! Je bouffe mon Snickers sans vraiment le savoir, et je rejoins les autres.
Dès que l'accès aux salles d'embarquement s'ouvre, on se précipite à l'enregistrement des bagages. Je tiens à féliciter la compagnie, qui engage des individus souffrant de handicaps : dans notre cas c'était un muet. Enfin, quand on avait besoin d'infos il l'était... Aaaah, USA, pays de l'omniscience... Pour le reste, notamment s'énerver parce qu'on ne fait pas ce qu'il faut, il réussissait à balbutier quelques mots et quelques soupirs. Pauvre con !
On file nos bagages aux gars qui gardent jalousement les tapis, et nous passons à la fouille. Bah là, pareil ! On est omniscient... On se fait reprendre par les gardes parce qu'on ne fait pas bien ce qu'il faut. Merde, j'avais pourtant penser à enlever ma ceinture ! Nan nan, c'est après mes pompes qu'ils en ont. On ne discute pas, on vire tout, on passe, on se rechausse et on range tout...
"Welcome to the United States" me dit le gars en me rendant mon passeport... "Hin Hin... Très drôle" pense ma cervelle en retour en lui jetant quelques doigts d'honneur mentaux...
Nous sommes enfin dans l'aire d'embarquement du terminal... On jette un oeil aux restos, on décide de se prendre un croissant et une boisson chacun... Après avoir attendu que les employés aillent cueillir les oranges et moudre le café, nous pouvons enfin déguster notre petit déj'. Le jus d'orange en valait la peine, le croissant me fait déjà regretter la France...
Attente, attente, attente... On se dépèche d'utiliser le 2ème bon d'achats en sucreries diverses. L'employé, sympa, fais tout pour qu'on exploite à fond le bon d'achat de $15, nous incitant à prendre toujours plus de bonbons.
On se dirige enfin vers notre hall d'embarquement, devant lequel trône fièrement un avion en carton. Ah bah oui, mais non, là, c'est pas possible...
Bon, de toute facon, on a pas le choix... Merde, l'hôtesse aussi elle est en carton, tout comme ses instructions... "Nan mais tu sais, si on percute un autre avion, la ceinture elle servira pas à grand chose, hein..."
Après une petite heure de vol dans les nuages, on atterrit enfin à Baltimore.
Pas le temps de trainer, notre pilote de stage ne va pas tarder à arriver. Direction les bagages, puis attente dudit individu.
La délivrance arrive lorsque nous quittons l'aéroport. On se sent enfin arrivé, et le trajet en voiture se révèle sympathique de par le côté très boisé du coin. Les bagnoles américaines sont à l'image d'eux : grosses. Bienvenue dans un des pays plus gros pollueur de la planète !
On va peut-être en rester là, non? Ok folks, so stay tuned !

10/06/2007

Un voyage mouvementé [Ep. 1]

Après une montée sur Paris bien gérée, afin de nous laisser 3 heures de marge à l'aéroport CdG, c'est avec une joie immense que nous apprenons le retard de l'avion. Initialement prévu pour 13h30, celui-ci se retrouve retardé d'approximativement 9 heures à cause d'un problème technique survenu à Atlanta...
Premier effort de la compagnie en la faveur des voyageurs : un repas offert à 13h à l'Hippopotamus de l'aéroport. Ce repas allait inaugurer, sans que nous le sachions, un week-end de bouffe gratuite !
Salade à base de feta, tomates, concombres (bon)
Dinde et frites (bon)
Sorbet de fruits rouges (bon)
Bon, le service était très rapide, mais pour un repas gratuit, on va pas se plaindre !
"_ Allez monsieur, finissez votre assiette... Je vous met votre sorbet sur la dinde pour gagner un peu de temps..."
L'attente est longue, et les quelques boutiques de l'aéroport sont rapidement visitées : le syndrome du poisson rouge montre ses bons côtés dans un terminal circulaire, mais le cerveau humain reprend vite le dessus. Le petit vieux qui lisait son Penthouse a finalement décidé de partir, nous privant ainsi d'un spectacle comique à souhait, et l'après-midi sera majoritairement composé d'une glande extrèmement active sur les siège à essayer de prévenir qui de droit des 2 côtés de l'Atlantique.
Finalement, vers 18h, nous passons dans la zone duty free afin de poursuivre vers le satellite où notre vol était affecté. Allez ! On achète un fromage qui pue avant de partir? La fouille des bagages se révèle être une étape banale, et ma ceinture se révèle être la seule pièce métallique potentiellement dangereuse.
Dans le satellite, l'attente suit son cours... Le magazine de l'aéroport, franchement naze, finit par retourner sur le présentoir. La population du satellite est très majoritairement américaine : un avant goût du séjour? Le numéro de porte finit par faire son apparition...
Puis c'est l'avion qui fait la sienne...
La fin du calvaire est proche; l'embarquement a lieu quelques dizaines de minutes plus tard. Les places sont étroites, et l'avion se positionne en fleuron de la technologie actuelle : le pad de contrôle du siège accuse les siècles de par l'effacement des indications et la couche de crasse préservant naturellement le plastique des agressions extérieures...
Un charmant bambin, vraisemblablement privilégié, a eu la chance de visiter le cockpit... Au final, ce connard de gamin affectionnant la maltraitance du siège devant lui, se révèle être la cause de notre non-départ imminent, faute de boucler sa ceinture (et sa gueule, accessoirement). La mioche de devant, elle, préfère sauter sur son siège à nous regarder d'un air béat en bavant.
Lorsque ledit coupable s'exécute, l'hôtesse américaine s'exclame avec joie :
"_ Ooooooooooh ! Good boooy !"
Le nombre de 'o' est exact, ce n'est pas une exagération afin de mettre en valeur un accent américain féminin particulièrement laid.
Je n'ai pas tapé dans l'oeil des hotesses. Du steward par contre... Celui-ci nous a servi un repas relativement correct, pendant que je me regardais un épisode des Simpsons sur un écran LCD d'un peu plus de 2''.
Raviolis de boeuf (bon)
Beurre doux hollandais (2 mots en trop pour inciter à la consommation)
Petit moulé ail et fines herbes sur crackers (bof les crackers)
"Orange" trempant dans son "jus"
(c'était de l'orange ou de l'ananas?)
Cochonnerie à la pâte d'amande (mangée sans respirer)
Coke (format américain, soit 25mL de plaisir en plus)
Petit Célébration (voui, voui, faut laisser fondre sous la langue, vu la taille du truc...)
Café (quelques minutes plus tard, franchement bof)
2 heures de sommeil chaotique suivent le visionnage de Rocky Balboa (5 minutes pendant). Et cette traversée de l'Atlantique se termine par une descente particulièrement douloureuse pour mes petites oreilles. Visiblement, mon cerveau tenait absolument à sortir par les tympans, bien que je m'obstinais à le convaincre de l'impossibilité de cette action.
L'avion s'est posé... La suite au prochain épisode !